Édition spéciale 2017 – Les nouvelles du Nichoir

Le personnel, les bénévoles et les amis du Nichoir souhaitent partager avec vous les faits saillants de 2016.

Quelques statistiques…
Au Nichoir, tous – personnel et bénévoles – s’occupent des oiseaux qui y sont admis. C’est en grande partie grâce aux bénévoles que le centre peut leur offrir des soins 7 jours par semaine, 365 jours par an.

En 2016, 154 bénévoles ont donné plus de 5760 heures afin que 1979 oiseaux de 107 espèces différentes reçoivent des soins attentifs et professionnels – cela représente un accroissement de 17 % sur l’année précédente.

Les trois espèces les plus couramment admises au Nichoir en 2016 ont été des espèces indigènes tels le merle d’Amérique (273), le canard colvert (225) et le goéland à bec cerclé (192).

Les attaques de chats viennent en tête des causes de blessures, suivies par les collisions avec des fenêtres et avec des autos.

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Les nouvelles du Nichoir

Synchronisme parfait

Canada Goose ReleaseAvec l’arrivée de l’été, le Centre est en pleine activité et s’occupe de plus de 150 oiseaux chanteurs. C’est en plus de 100 oiseaux aquatiques abandonnés et orphelins, comme les canetons et les oies dont nous nous occupons présentement.

Plus tôt cette année, Le Nichoir a reçu sept oisillons de bernaches, la plupart provenant de nichées différentes.

Il peut être difficile de s’occuper d’oies, car elles s’habituent très facilement aux gens. Et une fois que cela se produit, les oiseaux ne peuvent être relâchés dans la nature.

C’est pourquoi dans ce cas précis les employés et les bénévoles ont tenté de s’assurer de ne déranger les oisillons que pour les nourrir et les nettoyer. Malgré tout, nous craignions que les jeunes oiseaux, même presque complètement isolés des humains, deviennent amicaux et nous approchent. Ils avaient plutôt besoin d’une maman oie.

Peu après, le Centre a reçu une bernache femelle qui avait été heurtée par une voiture. [Lire la suite…]

Comment aider les oisillons

Robin - Merle d'Amérique À chaque printemps, Le Nichoir connaît un afflux d’oisillons nidicoles, mais ces bébés n’ont pas tous besoin d’aide.

Comme l’explique Susan Wylie, la directrice générale du Nichoir : « La plupart des oisillons que nous recevons à cette époque de l’année, dont les corneilles d’Amérique, ont été enlevés à leurs parents par des gens bien intentionnés. »

Souvent, des gens en promenade croient que ces oiseaux sont blessés ou abandonnés. Parmi les 775 bébés et oisillons apportés au Nichoir en 2012, environ 588 avaient été enlevés à leurs parents, volontairement ou non, et les autres souffraient de blessures. Le Nichoir fait tout ce qu’il peut pour que ce nombre diminue.

« En donnant les bons renseignements à ceux qui nous appellent, nous réussissons chaque année à réduire significativement le nombre de bébés sains qui nous sont apportés » ajoute-t-elle. [Lire la suite…]

Une Marouette de Caroline au Nichoir

Marouette de CarolineEn septembre passé, Le Nichoir eut l’honneur de recevoir une invitée exceptionnelle, déposée par une dame de Dorval: une Marouette de Caroline juvénile quelque peu affaiblie. Elle courait frénétiquement dans un stationnement de centre commercial, incapable de voler. Dès son arrivée au centre, la petite Marouette fut pesée, rechauffée et réhydratée. Une collision avec une automobile semblait la cause vraisemblable des blessures de l’oiseau étant donné l’endroit où il fut recueilli; celui-ci peinait visiblement à marcher, ne s’appuyait que légèrement sur sa patte droite et avait une aile pendouillante qui semblait fracturée. Son inhabileté de voler ayant contrevenu à sa capacité de se nourrir, la Marouette apparaissait également amaigrie. [Lire la suite…]

Un animal de compagnie devenu corbeau libre

Common ravenÀ la fin de l’été 2011, Le Nichoir a accueilli un grand corbeau juvénile qui avait été trouvé quand il n’était qu’un oisillon et qui avait été gardé comme animal de compagnie durant trois mois. L’oiseau était habitué aux humains, et le centre ne pouvait donc pas le relâcher avant qu’il ait développé une peur d’eux.

Même si Le Nichoir ne transfère généralement pas d’oiseau vers des foyers d’accueil, il était dans l’intérêt de ce corbeau de profiter des soins de Jim Doyle, un fauconnier professionnel qui a travaillé en étroite collaboration avec le centre par le passé. Le Nichoir savait que Jim avait les compétences et la formation pour réussir à relâcher le corbeau progressivement. Avec Jim, l’oiseau pourrait voler librement durant ce processus au lieu d’être dans une cage de vol au Nichoir.

Au cours des mois suivants, [Lire la suite…]

Un bec-croisé bifascié du Nord-du-Québec

Un bec-croisé bifascié au NichoirAprès un séjour de deux mois au Nichoir, par une belle journée printanière de mars, un bec-croisé bifascié en santé a été relâché dans un grand peuplement d’épinettes. L’oiseau blessé avait été trouvé à Waskaganish, à 1200 km au nord de Montréal.

Ce bec-croisé (Loxia leucoptera) juvénile femelle arriva au Nichoir en décembre dernier, après un voyage de neuf heures avec le couple qui l’avait repéré et en avait pris soin en attendant de pouvoir l’apporter à Hudson. Après un examen approfondi, Le Nichoir confirma que l’oiseau, blessé par un chien, avait une fracture de l’os coracoïde (une partie de l’omoplate).

La fracture s’était calcifiée de telle sorte que l’aile était parfaitement mobile et que l’oiseau pouvait très bien voler. [Lire la suite…]

La réhabilitation d’un oiseau – Histoire nº 6

Purple Martin

Espèce : hirondelle noire (progne subis)

Cas : l’oisillon était tombé de son condo lors d’un violent orage. Il avait froid, était très déshydraté et maigre. Un saignement abdominal était visible. Il avait été abandonné par ses parents.

Traitement : pour stabiliser son état il fut maintenu au chaud et reçut des injections sous-cutanées plusieurs fois par jour. Il fut pesé tous les jours. Il fut nourri à toutes les heures de divers insectes et de suppléments vitaminés. On lui fournit aussi des mouches domestiques et drosophiles vivantes.

Résultats : l’oiseau fut bagué par l’Observatoire d’oiseaux de McGill et relâché trois semaines plus tard là où il avait été trouvé : les condos d’hirondelles noires du Parc Valois à Dorval, Québec. Il fut heureusement relâché juste avant la migration des hirondelles vers le Sud.

Le saviez-vous… ? Parmi toutes les espèces d’hirondelles nord-américaines, l’hirondelle noire est la plus importante. Elle niche dans des maisons construites par l’homme qui peuvent contenir des centaines d’oiseaux ; il en est ainsi depuis cent ans !

La remise en liberté de goélands à bec cerclé

Le 11 juillet 2011, avec l’aide de chercheurs de l’UQÀM, plus de 170 goélands à bec cerclé ont été bagués puis relâchés parmi une colonie existante à Beauharnois, Québec. Ces chercheurs étudient le comportement des goélands à bec cerclé en milieux urbain et péri-urbain. Les goélands remis en liberté étaient arrivés au Nichoir plusieurs semaines plus tôt, alors qu’ils n’étaient encore que des poussins, après être tombés du toit d’un bâtiment industriel de la Montée-de-Liesse à Ville-Saint-Laurent.

Les goélands ont été pris en charge par le personnel et les bénévoles du Nichoir jusqu’à ce qu’ils soient jugés autonomes et aptes à s’intégrer à la colonie existante. Le Nichoir a pu relever ce défi grâce à la générosité de nombreux donateurs privés et corporatifs.

Visitez le site internet de l’équipe de chercheurs de l’UQÀM à goeland.uqam.ca/fr et veuillez leur faire part, via ce site internet, de toute observation éventuelle de ces goélands à bec cerclé. (juillet 2011)

Photos

La réhabilitation d’un oiseau – Histoire nº 5

Cedar Waxwing

Jaseur d’Amérique (oisillon)

Le cas : ce jaseur en santé fut capturé par une personne bien intentionnée.

Le traitement : Le Nichoir tenta d’abord de réunir l’oisillon et ses parents, mais il ne réussit pas à trouver l’endroit précis d’où il venait. Le centre décida d’en prendre soin jusqu’à ce qu’il soit assez mature et apte à voler.

Le résultat : le jaseur passa trois semaines au centre. Pour qu’il puisse voler, il fut placé dans une des volières extérieures, et il reçut divers aliments semblables à ceux trouvés dans la nature.

Le saviez-vous ? Il arrive que des oisillons près de quitter le nid tombent ou soient poussés hors de ce nid alors qu’ils ne peuvent pas voler. Ils errent alors alentour, au sol, parfois jusqu’à trois semaines, avant de pouvoir s’envoler. Pendant ce temps les parents les nourrissent toutes les deux heures et les protègent des prédateurs. Si vous trouvez un oisillon, le mieux est de ne rien faire. Cela fait aussi partie du processus naturel de croissance.

 Cet article a d’abord été publié dans la Hudson St-Lazare Gazette et est reproduit ici avec leur aimable permission.

La réhabilitation d’un oiseau – Histoire nº 4

Chipping Sparrow (adult)

Bruant familier (adulte)

Le cas : ce bruant fut apporté au centre parce qu’il avait heurté la baie vitrée d’un résident d’Hudson.

Le traitement : l’oiseau ne bougeait plus et était en état de choc. Pour qu’il puisse récupérer, il fut placé dans la « salle d’apaisement » de Protection des oiseaux du Québec, où les bruits sont réduits au minimum et les visiteurs exclus. On lui administra des analgésiques et 48 heures plus tard il volait normalement et était prêt à être relâché.

Le résultat : une jeune bénévole relâcha le bruant là où il avait été trouvé, près de la rue Cameron, et il rejoignit sa petite troupe.

Le saviez-vous ? Pour éviter que les oiseaux heurtent vos vitres vous pouvez y suspendre des rubans, y faire des dessins au surligneur jaune (les oiseaux perçoivent la lumière ultra-violette), ou bien y placer des silhouettes d’oiseaux de proie. Vous pouvez aussi vaporiser de l’eau savonneuse sur vos vitres afin d’en réduire les reflets.

Cet article a d’abord été publié dans la Hudson St-Lazare Gazette et est reproduit ici avec leur aimable permission.