Module d’habitat des oiseaux

À propos de

Depuis les années 1970 les communautés aviaires de la plaine du Saint-Laurent dans le sud du Québec et l’est de l’Ontario ont considérablement changé. Utilisez la visualisation pour savoir quels oiseaux sont devenus plus ou moins fréquents dans la région et quels effets cela a eu sur le paysage sonore de six habitats différents.

 

Comment

Pour voir les oiseaux caractéristiques de chaque habitat, cliquez sur les différents onglets.
Pour passer en revue les oiseaux les plus fréquemment trouvés dans les années 1970 et 2010, cliquez sur le bouton situé au-dessus de chaque tableau.
Pour connaître son nom et son chant, cliquez sur chaque oiseau.
Pour entendre la reconstitution du paysage sonore de l’habitat, utilisez la barre d’écoute située au-dessous de chaque tableau.

 

Les données

Les informations concernant les tendances démographiques des oiseaux proviennent de l’échantillon québécois de la région de conservation de la plaine du Saint-Laurent et des lacs Ontario et Érié figurant dans le Relevé des oiseaux nicheurs de l’Amérique du Nord d’Environnement Canada. Nous avons utilisé les statistiques sur la variation annuelle moyenne de leur abondance, en pourcentage, pour savoir si un oiseau était plus souvent aperçu dans les années 1970 ou dans les années 2010, ou dans les deux périodes. Pour chaque période, l’apparition ou la disparition d’un oiseau traduit un accroissement ou une diminution de sa population dans le temps.
 

Comparez les oiseaux les plus caractéristiques des années 1970 avec ceux couramment trouvés aujourd’hui dans chacun des six habitats.
Cliquez sur l’icône « i » dans le coin droit du haut de la fenêtre pour en savoir davantage.



 

Saviez-vous que les cardinals n’ont pas toujours été aussi communs qu’ils le sont aujourd’hui ? En fait, leurs populations ont substantiellement augmenté dans nos régions, en partie grâce à l’expansion des régions suburbaines. Les mangeoires dans nos cours contribuent à les nourrir, ainsi qu’une foule d’autres oiseaux, dont les bruants chanteurs, les quiscales, les étourneaux et les chardonnerets.


 

Depuis les années 1970 les populations de la plupart des pics de nos régions sont restées relativement stables ou ont augmenté, en partie grâce à la régénération forestière. Toutefois, la compétition des étourneaux sansonnets pour les cavités où nicher peut menacer leur survie. Pour favoriser la conservation des pics, envisagez de laisser dans votre propriété des arbres morts ou mourants car, pour ces oiseaux, ils jouent un rôle important en tant que ressource alimentaire et que lieu de nidification !


 

Les habitats des lisières présentent souvent une riche biodiversité car ils sont à l’intersection de divers écosystèmes qui vivent à proximité les uns des autres. Quelques oiseaux comme la paruline masquée, le moucherolle phébi et la paruline jaune sont aussi caractéristiques des habitats des lisières aujourd’hui que dans les années 1970. En comparaison, le déclin du moqueur chat est peut-être dû au développement des régions côtières du Sud où il hiverne. Le jaseur d’Amérique qui se nourrit de fruits est, quant à lui, devenu plus commun par suite de la plantation dans nos cours d’arbres tels que le sorbier d’Amérique et l’amélanchier ! Le passerin indigo est également plus abondant, en partie grâce au réchauffement climatique qui incite cette population à aller plus au Nord !


 

Les oiseaux typiques de la forêt ont peu changé depuis les années 1970. Les corneilles, les merles et les grives fauves étaient alors, comme aujourd’hui, communs. Le nombre de geais bleus a augmenté par endroit, mais a régionalement diminué à cause des attaques de chiens et de chats. Les mésanges, en revanche, semblent plus abondantes dans leur aire de répartition grâce à une augmentation des habitats en lisière de forêt et la multiplication des mangeoires. Les déclins locaux du tyran huppé peuvent être dus à une compétition avec d’autres oiseaux et avec les écureuils pour les cavités où nicher.


 

Les prairies sont aujourd’hui des lieux beaucoup plus silencieux qu’il y a 40 ans. Beaucoup d’oiseaux caractéristiques de ce type d’habitat ont disparu de notre région, parmi eux l’hirondelle rustique, le goglu des prés, le martinet ramoneur, le moucherolle tchébec et l’hirondelle noire. Les causes exactes sont encore à l’étude, mais le déclin des populations résulte vraisemblablement d’une combinaison de facteurs qui menacent les oiseaux à la fois dans leurs aires de reproduction et d’hivernage : perte d’habitat, déclin des populations d’insectes, utilisation des pesticides et changements climatiques.


 

Bien davantage que dans les années 1970, les milieux humides peuvent aujourd’hui résonner de bruits nombreux tels que les cris des bernaches du Canada en transit lors de leur migration annuelle, ou les cris des hérons, des canards et des goélands. Ce sont principalement les activités humaines qui ont permis à ces oiseaux d’être plus abondants dans notre région. Ainsi, les oies se nourrissent du gazon des parcs et des terrains de golf, tandis que les goélands préfèrent les déchets des sites d’enfouissement. Toutefois, des oiseaux tels que le pluvier kildir ont connu un déclin marqué à cause de leur grande vulnérabilité aux pesticides et aux collisions avec des autos ou des bâtiments.