Mythes et réalités concernant les oiseaux

Chaque année, Le Nichoir reçoit plus de 3000 visiteurs et près de 6000 appels et courriels de personnes ayant besoin d’aide et de conseils concernant les oiseaux sauvages. En hommage aux bénévoles qui  travaillent très fort, Susan aborde quelques-uns des mythes les plus répandus dans le public et distingue la réalité de la fiction.   Mythe : si l’on touche un oiseau, ses parents l’abandonneront. Réalité : la plupart des oiseaux ont un odorat très médiocre, les parents n’abandonneront donc pas leur progéniture touchée par des humains. En d’autres mots, si vous trouvez un nid de bébés oiseaux ou un oisillon au sol, vous pouvez les remettre là d’où ils viennent et être confiant que les parents les reprendront.


Mythe : le pain est bon pour les oiseaux. Réalité : le pain a une très faible valeur nutritive et n’est pas recommandé pour les oiseaux sauvages. Avoir l’estomac rempli d’une nourriture pauvre les détourne de la recherche d’aliments nutritifs naturels. Dans le pire des cas, lorsque le pain est humide et devenu très collant, il peut avoir un effet négatif sur le système digestif des oiseaux, au point d’entrainer la mort.


Mythe : les colibris finissent leur migration perchés sur le dos de bernaches. Réalité : les oies et les colibris migrent séparément, vers des lieux différents, à différents moments, et ils ne viennent pas forcément de régions et d’habitats identiques.


Mythe : les oiseaux aiment le lait. Réalité : les oiseaux sont intolérants au lactose, ils ne digèrent donc pas le lactose du lait. L’alimentation de la plupart des bébés oiseaux est riche en protéines : insectes, petits mammifères, poissons.


Mythe : les oiseaux blessés aiment être pris et réconfortés Réalité : pour les oiseaux sauvages, les humains sont des prédateurs. Les gens présument que les oiseaux aiment être pris parce qu’ils ne se débattent pas ou n’essayent pas de se sauver. En fait, pour la plupart des oiseaux sauvages, faire le mort ou rester immobiles peut leur éviter d’être mangés par des prédateurs. Imaginez-vous câliné par un T-Rex : vous ne vous débattriez pas non plus !


Mythe : les oiseaux mourront de faim si je supprime leur mangeoire Réalité : plusieurs études ont montré que les oiseaux ont une alimentation variée dont la majeure partie est d’origine naturelle. Une autre a montré que seulement 25 % de l’alimentation des mésanges à tête noire provenait de mangeoires ; le reste était composé d’insectes sauvages, de graines et de céréales. Les oiseaux visitent aussi les mangeoires de diverses propriétés, alors, si vous enlevez votre mangeoire, ils iront simplement en voir d’autres.


Mythe : les graines pour oiseaux ne s’abiment jamais. Réalité : les graines pour oiseaux doivent être conservées dans un endroit sec et frais. Lorsqu’elles sont bien conservées, elles peuvent durer des semaines ou des mois, selon les variétés. Toutefois, les graines peuvent facilement attirer des animaux nuisibles tels que mites et rongeurs, il est donc important de les placer dans un contenant scellé. Assurez-vous aussi de supprimer du lot celles qui sont pourries, moisies ou humides.


Mythe : un oiseau blessé peut survivre seul dans la nature. Réalité : dans la plupart des cas, les oiseaux sauvages blessés doivent être apportés au Nichoir dès que possible. Un oiseau incapable de voler ne peut ni échapper à ses prédateurs ni se nourrir suffisamment. Il risque donc de mourir de faim ou d’être attaqué par un chat ou un autre prédateur. Généralement, une fracture commence à se calcifier en 48 heures, il est donc important que l’oiseau qui a une patte ou une aile brisée soit apporté au Nichoir dès qu’il est trouvé. Plus vite il nous est apporté, plus vite il reçoit des remèdes qui peuvent améliorer immédiatement son état.


Mythe : mettre des clochettes au cou d’un chat éloigne les oiseaux Réalité : les clochettes d’un chat ne sont pas une bonne façon de protéger les oiseaux, elles ne les effrayent pas et ne les éloignent pas. Les oiseaux n’ont pas appris à associer le son d’une cloche à un chat, ils ne s’enfuiront donc pas.