Les années de la grange – 2e partie

Durant vingt ans, l’équipe du Nichoir s’est démenée dans la vieille grange de Marnie Clarke, et elle a remarquablement réussi. Fonctionner dans de telles conditions représentait un réel défi ! Non seulement l’installation était presque en tous points déficiente, mais, la grange étant par définition un abri saisonnier, le déménagement dans nos quartiers d’hiver, chaque automne, et le retour dans la grange, chaque printemps, représentaient un bouleversement complet et très stressant. Rien d’étonnant à ce que le personnel du Nichoir ait songé à la création d’un abri permanent ultramoderne. Au moment où le projet de nouveau centre fut lancé, en 2009, nous rédigeâmes une liste de souhaits, mûrement réfléchis, qui définissait nos besoins avec précision. En ce sens, les années de la grange peuvent être vues comme un « mal » pour un bien.

Ces années-là furent aussi une grande période de perfectionnement professionnel pour le milieu de la réhabilitation de la faune et pour notre personnel. Plusieurs organismes environnementaux apparurent sur le devant de la scène, et le public comprit de plus en plus l’importance de conserver la nature. Pour Le Nichoir, l’International Wildlife Rehabilitation Council (IWRC) présenta un intérêt particulier car il devint un chef de file mondial en matière d’éducation et de ressources pour la conservation de la faune. Aussi bien Lynn Miller, la cofondatrice du Nichoir, que Susan Wylie, l’actuelle directrice des opérations, y participèrent activement. Toutes deux furent présidentes et membres de son conseil d’administration.

De ses premières années avec l’IWRC jusqu’à aujourd’hui, Le Nichoir a toujours insisté sur l’importance de l’éducation permanente, dont bénéficie son équipe de biologistes de la faune. Cette éducation associée à l’apprentissage pratique au centre a produit un ensemble de connaissances parfaitement adaptées aux besoins des patients aviaires du Nichoir. Et, comme elles sont mises en pratique tous les jours, elles ne cessent de s’enrichir. Par ailleurs, sachant que la réhabilitation de la faune et l’enseignement de la conservation vont de pair, en 2014 Le Nichoir a lancé ses programmes éducatifs en embauchant une biologiste de la faune comme éducatrice à plein temps. Depuis, grâce à nos programmes éducatifs interactifs, à nos conférences et à nos activités familiales, nous avons fait découvrir à des personnes de tous âges l’importance qu’ont les oiseaux pour la santé de la planète.

Les longues années de la grange dépassent largement le fait d’avoir soigné des milliers d’oiseaux en détresse – même si c’est un accomplissement de taille ! Elles représentent en effet une période d’apprentissage et de croissance qui a permis de bâtir les solides fondations sur lesquelles le formidable organisme qu’est Le Nichoir s’appuie aujourd’hui, alors qu’il célèbre son 25e anniversaire.