La réhabilitation d’un oiseau – Histoire nº 6

Purple Martin

Espèce : hirondelle noire (progne subis)

Cas : l’oisillon était tombé de son condo lors d’un violent orage. Il avait froid, était très déshydraté et maigre. Un saignement abdominal était visible. Il avait été abandonné par ses parents.

Traitement : pour stabiliser son état il fut maintenu au chaud et reçut des injections sous-cutanées plusieurs fois par jour. Il fut pesé tous les jours. Il fut nourri à toutes les heures de divers insectes et de suppléments vitaminés. On lui fournit aussi des mouches domestiques et drosophiles vivantes.

Résultats : l’oiseau fut bagué par l’Observatoire d’oiseaux de McGill et relâché trois semaines plus tard là où il avait été trouvé : les condos d’hirondelles noires du Parc Valois à Dorval, Québec. Il fut heureusement relâché juste avant la migration des hirondelles vers le Sud.

Le saviez-vous… ? Parmi toutes les espèces d’hirondelles nord-américaines, l’hirondelle noire est la plus importante. Elle niche dans des maisons construites par l’homme qui peuvent contenir des centaines d’oiseaux ; il en est ainsi depuis cent ans !

La remise en liberté de goélands à bec cerclé

Le 11 juillet 2011, avec l’aide de chercheurs de l’UQÀM, plus de 170 goélands à bec cerclé ont été bagués puis relâchés parmi une colonie existante à Beauharnois, Québec. Ces chercheurs étudient le comportement des goélands à bec cerclé en milieux urbain et péri-urbain. Les goélands remis en liberté étaient arrivés au Nichoir plusieurs semaines plus tôt, alors qu’ils n’étaient encore que des poussins, après être tombés du toit d’un bâtiment industriel de la Montée-de-Liesse à Ville-Saint-Laurent.

Les goélands ont été pris en charge par le personnel et les bénévoles du Nichoir jusqu’à ce qu’ils soient jugés autonomes et aptes à s’intégrer à la colonie existante. Le Nichoir a pu relever ce défi grâce à la générosité de nombreux donateurs privés et corporatifs.

Visitez le site internet de l’équipe de chercheurs de l’UQÀM à goeland.uqam.ca/fr et veuillez leur faire part, via ce site internet, de toute observation éventuelle de ces goélands à bec cerclé. (juillet 2011)

Photos

La réhabilitation d’un oiseau – Histoire nº 5

Cedar Waxwing

Jaseur d’Amérique (oisillon)

Le cas : ce jaseur en santé fut capturé par une personne bien intentionnée.

Le traitement : Le Nichoir tenta d’abord de réunir l’oisillon et ses parents, mais il ne réussit pas à trouver l’endroit précis d’où il venait. Le centre décida d’en prendre soin jusqu’à ce qu’il soit assez mature et apte à voler.

Le résultat : le jaseur passa trois semaines au centre. Pour qu’il puisse voler, il fut placé dans une des volières extérieures, et il reçut divers aliments semblables à ceux trouvés dans la nature.

Le saviez-vous ? Il arrive que des oisillons près de quitter le nid tombent ou soient poussés hors de ce nid alors qu’ils ne peuvent pas voler. Ils errent alors alentour, au sol, parfois jusqu’à trois semaines, avant de pouvoir s’envoler. Pendant ce temps les parents les nourrissent toutes les deux heures et les protègent des prédateurs. Si vous trouvez un oisillon, le mieux est de ne rien faire. Cela fait aussi partie du processus naturel de croissance.

 Cet article a d’abord été publié dans la Hudson St-Lazare Gazette et est reproduit ici avec leur aimable permission.

La réhabilitation d’un oiseau – Histoire nº 4

Chipping Sparrow (adult)

Bruant familier (adulte)

Le cas : ce bruant fut apporté au centre parce qu’il avait heurté la baie vitrée d’un résident d’Hudson.

Le traitement : l’oiseau ne bougeait plus et était en état de choc. Pour qu’il puisse récupérer, il fut placé dans la « salle d’apaisement » de Protection des oiseaux du Québec, où les bruits sont réduits au minimum et les visiteurs exclus. On lui administra des analgésiques et 48 heures plus tard il volait normalement et était prêt à être relâché.

Le résultat : une jeune bénévole relâcha le bruant là où il avait été trouvé, près de la rue Cameron, et il rejoignit sa petite troupe.

Le saviez-vous ? Pour éviter que les oiseaux heurtent vos vitres vous pouvez y suspendre des rubans, y faire des dessins au surligneur jaune (les oiseaux perçoivent la lumière ultra-violette), ou bien y placer des silhouettes d’oiseaux de proie. Vous pouvez aussi vaporiser de l’eau savonneuse sur vos vitres afin d’en réduire les reflets.

Cet article a d’abord été publié dans la Hudson St-Lazare Gazette et est reproduit ici avec leur aimable permission.

La réhabilitation d’un oiseau – Histoire nº 3

Canada goose (gosling – approx. 2 months old)

Bernache du Canada (oison âgé d’environ 2 mois)

Le cas : la mère de cet oison nichait près de l’autoroute 40 à Pointe-Claire. Après l’éclosion de l’oison la mère fut effrayée par la circulation et l’abandonna. Quelqu’un trouva cet oison sur la voie de service et l’apporta au Nichoir.

Le traitement : l’oison fut immédiatement réhydraté, nourri, pesé.

Le résultat : grâce à l’aide d’un couple d’Hudson, Le Nichoir réussit à confier l’oison à une famille de bernaches du Canada en ayant déjà deux (à peu près du même âge). Les adultes acceptèrent le nouvel oison. Et, après s’être nourrie, toute la famille s’éloigna à la nage.

Le saviez-vous ? Le pain peut être dangereux pour les oiseaux. Une fois humide il devient extrêmement collant et peut provoquer une obstruction du jabot (poche de stockage des aliments dans le cou) susceptible d’entraîner la mort. De plus, le pain étant très bourratif, il empêche les oiseaux de manger davantage de nourritures naturelles qui leur apporteraient les minéraux et les nutriments essentiels à leur croissance et leur santé. Plutôt que du pain, pensez à donner aux canards et aux oies sauvages des graines, des croquettes sèches pour chats, de la verdure (laitue, brocoli, etc.) et du maïs.

Cet article a d’abord été publié dans la Hudson St-Lazare Gazette et est reproduit ici avec leur aimable permission.