L’engoulevent d’Amérique

L’engoulevent d’Amérique Chordeiles minor
Les engoulevents d’Amérique sont une espèce menacée au Canada et sous surveillance au Québec, par suite de leur déclin dans leurs aires de répartition. Les engoulevents font partie de la famille des caprimulgidés, un groupe d’oiseaux insectivores nocturnes. Ils peuvent se vanter d’avoir l’un des plus impressionnants camouflages du monde aviaire.

Identification

Les engoulevents d’Amérique sont des oiseaux de taille moyenne, leurs pattes sont courtes, leur bec, petit, et leurs yeux, immenses. Leur dos moucheté va de gris à brun moyen, ce qui leur permet d’être quasi invisibles au sol. Les engoulevents d’Amérique sont le plus souvent aperçus en vol à la brunante et à l’aube. Vous pouvez les reconnaître à leurs longues ailes pointues portant une tache blanche à l’extrémité, et une strie blanc-gris sur le dessous. Les mâles sont très semblables aux femelles, si ce n’est d’une bande blanche près de l’extrémité externe de la queue. Les juvéniles se distinguent des adultes par l’absence de tache blanche sur la gorge.

Alimentation

Les engoulevents sont de stricts insectivores aériens. Cela signifie qu’ils n’attrapent que des insectes volants tels que des coléoptères, des éphémères et des papillons de nuit.

Nidification

Ce sont des nidificateurs tardifs. Souvent, ils ne commencent à se reproduire qu’en juin ! En fait, les engoulevents ne construisent pas de nid, ils pondent plutôt leurs œufs, au nombre de deux et d’un brun roux foncé tout tacheté, directement sur le sol.

Où les trouve-t-on ?

Les engoulevents d’Amérique sont des oiseaux migrateurs. Au Québec, ils arrivent habituellement vers la fin mai et partent au début de l’automne. Dans les régions reculées, on les trouve généralement là où existent de nombreux affleurements rocheux sur lesquels ils nichent, tandis que dans les zones urbaines ils privilégient les toits plats en gravier. C’est à la brunante ou à l’aube, moments où ils sont le plus actifs, que vous pouvez les voir. En vol, ils font souvent entendre leur cri, un « pînt » nasillard qui trahit leur présence.