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Une vision optimiste de l'avenir

Novembre 2023

Je m’appelle Ingrid Hein et je suis une journaliste à la retraite qui vit à Hudson. J’avais entendu dire du bien du Nichoir, mais rien ne m’avait préparé à ce que j’allais y découvrir lors d’une visite en août dernier. Le Nichoir est un endroit impressionnant, plein de personnes intéressantes et étonnantes mues par un incroyable désir d’aider. Pour quiconque est à la recherche d’une vision optimiste de l’avenir, il y a Le Nichoir ! Ce qui suit raconte ce que j’ai vu et entendu ce jour-là. J’espère que vous en apprécierez la lecture.

Des oisillons à nourrir d’heure en heure, des douzaines de cages sales à nettoyer, des vers de farine grouillants à séparer et des raisins à couper en morceaux… toutes ces tâches sont accomplies par des bénévoles du Nichoir.

Roxana, bénévole depuis bientôt vingt ans, est docteure en médecine et amoureuse de la faune. « Tous les oiseaux sont différents et ont des besoins différents » m’’explique-t-elle. Actuellement Roxana soigne surtout les oiseaux aquatiques. Elle a traité des grands hérons soufrant d’engelures et des canards enduits de pétrole. Elle dit que relâcher ces oiseaux dans la nature est très gratifiant.

Dernièrement, elle a relâché des oisons à proximité de parents adoptifs. « Ils ont besoin d’une famille prête à les adopter » explique-t-elle. « Souvent, je ne dors pas la nuit précédente. Une remise en liberté réussie est comique, belle et merveilleuse à observer » dit-elle. « Quand tout se passe bien, je rentre toujours à la maison avec un énorme sentiment de soulagement et de satisfaction. »

Jo-Annie est une biologiste et la coordonnatrice à temps plein des soins aux oiseaux, entre autres. Sa journée commence par le décompte mental des bénévoles, des stagiaires, des médicaments à donner aux oiseaux et des mises en cage. Elle identifie les oiseaux qui seront relâchés, ceux qui sont encore malades et ceux qui correspondent à tel ou tel horaire d’alimentation. Toutes les cages doivent être nettoyées. « Ils sont vraiment malpropres » dit-elle avec un large sourire. Une fois que tout est réglé dans sa tête, elle inscrit les tâches, les oiseaux et les personnes sur deux magnifiques tableaux. L’un pour l’extérieur, l’autre pour l’intérieur. Au cours d’une journée d’été typique il faut sept bénévoles et plusieurs employées pour venir à bout de tout ce qu’il y a à faire.

Les oiseaux apportés par des citoyens bienveillants viennent de partout. Jo-Annie s’occupe du triage : chirurgie, administration d’antibiotiques, réhydratation, etc. Des oiseaux ont besoin d’être soignés pour des ailes cassées, des blessures par perforation, des plaies cutanées, des hameçons à extirper, des morsures de chat, des mazoutages… Chacun bénéficie du meilleur traitement existant et sa convalescence dure généralement quatre à six semaines. Dans les cas les plus graves, ils restent beaucoup plus longtemps. En fin de compte, le but est de les relâcher dans la nature en toute sécurité.

Le Nichoir est un lieu où l’on réhabilite des oiseaux sauvages, mais où l’on s’occupe aussi de la si nécessaire éducation. En Amérique du Nord, le nombre d’espèces aviaires a diminué d’environ 40 %, et une espèce sur huit est menacée d’extinction. Selon les recherches les plus récentes, dans les cinquante dernières années environ 3 milliards d’oiseaux ont disparu en Amérique du Nord et en Europe.

Les oiseaux sont ingénieurs, pollinisateurs, semeurs, charognards et prédateurs. Mais, malgré ces rôles essentiels, ils sont de plus en plus menacés par l’agriculture, l’exploitation forestière et la perte d’habitats. À cela s’ajoutent les chats domestiques qui tuent de 100 à 350 millions d’oiseaux chaque année en Amérique du Nord. Il est évident qu’il faut intensifier l’éducation.

Élise Laferrière, la coordonnatrice des programmes éducatifs du Nichoir, travaille à la mise  au point d’un programme national pour les écoles, incluant un jeu d’aventure éducatif du style « qui l’a fait ? ». « Les enfants apprennent toujours très facilement ce qui est arrivé aux oiseaux et ils sont extrêmement empathiques » dit-elle.

Lors de conférences, de programmes éducatifs ou d’événements communautaires, Élise répond aux nombreuses préoccupations, questions et opinions au sujet des oiseaux. Elle renseigne le public sur les ressources et les savoirs qui permettent au Nichoir de satisfaire les besoins spécifiques de chaque espèce, dont l’alimentation, l’habitat et la remise en liberté dans la nature.

Le Nichoir est très reconnaissant envers ses bénévoles et ses donateurs. Leur rôle est primordial. Le financement de base est indispensable pour payer les volières, les ressources et le personnel à temps plein qui permettent de donner aux oiseaux des soins adéquats, d’élaborer des menus, d’approvisionner les deux cuisines, d’assurer les programmes éducatifs et de faire fonctionner l’éclairage, les réfrigérateurs, les bassins et les laveuses. Je vous encourage à continuer de lui apporter votre soutien.

Sincères salutations,
Ingrid Hein

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En choisissant ses mots et en faisant part de ses impressions, Ingrid a brossé un portrait du Nichoir qui donne vie à notre quotidien et nous permet de nous voir tels que les autres nous voient. Nous espérons que, comme nous, vous aurez trouvé ce portrait intéressant et instructif.

Avec l’arrivée de l’hiver vient le temps de l’année où nous faisons des plans et cherchons du soutien financier pour poursuivre notre mission de conservation des oiseaux sauvages au cours de l’année à venir. Grâce à votre aide nous serons en mesure de poursuivre le travail si bien décrit par Ingrid : aider des milliers d’oiseaux en détresse et rendre nos programmes éducatifs originaux accessibles à un public encore plus vaste. Nous vous invitons à renouveler votre engagement et à faire un don au Nichoir à l’occasion de cette campagne de financement 2023.

Avec tous nos remerciements,

Susan Wylie
Directrice des opérations