Chaetura pelagica

Les martinets ramoneurs font partie des oiseaux les plus difficiles à réhabiliter. Leur bec délicat, leurs pattes et leurs plumes sont facilement endommagées, et même des blessures légères peuvent empêcher leur remise en liberté dans la nature.

Ces remarquables acrobates aériens passent presque toute leur vie en vol à attraper des insectes, à boire, à se baigner et même à se reposer. Aujourd’hui, ils comptent surtout sur les cheminées pour nicher et se percher pour la nuit.

Présentement Le Nichoir soigne une couvée de neuf jeunes martinets ramoneurs venant de Drummondville. La personne qui les a apportés au centre a fait cinq heures de route aller-retour. Ces oiseaux sont nourris d’insectes toutes les 30 à 60 minutes, 15 heures par jour. Lorsque leur plumage sera complet, ils seront mis dans la volière extérieure, équipée d’une cheminée artificielle, pour pratiquer leur vol et se percher, avant d’être relâchés.

Conservation 

Les martinets ramoneurs sont classés comme menacés au Québec. Protéger les cheminées propices à la nidification est l’une des meilleures façons d’aider cette espèce remarquable.

Le saviez-vous ?

Un couple de martinets ramoneurs construit son nid en cassant net des petites brindilles d’arbre en plein vol ! Ils les font tenir ensemble et fixent le nid sur la paroi intérieure d’une cheminée grâce à leur salive collante.