Faites de votre cour un havre de sécurité pour les oiseaux

Le printemps et le début de l’été étant des moments parfaits pour réfléchir à l’aménagement paysager, voici quelques conseils qui vous aideront à faire de votre cour un havre.

Utilisez des plantes indigènes : pour préserver la bonne santé des populations d’oiseaux et des écosystèmes, pas moins de 70 % de vos plantes doivent être indigènes (Réf)

Ne tondez pas en mai : la survie de nombreux pollinisateurs dépend des fleurs précoces tels les pissenlits. Pour aider les pollinisateurs et les oiseaux locaux, ne tondez pas la pelouse en mai.

Réduisez la pelouse, augmentez les plantes : une pelouse est de peu de valeur pour la nature et la faune. Remplacez une partie de votre pelouse par des couvre-sols indigènes ou des arbustes fruitiers bas.

N’enlevez pas le bois mort : le bois mort est un élément crucial d’un écosystème sain. Conservez le bois mort cassé et faites un tas de branches mortes dans un coin de votre cour. S’il n’y a pas de danger, ne coupez pas les arbres morts, sinon coupez-les à une hauteur sécuritaire.

Utilisez les feuilles mortes comme paillis : de nombreux animaux vivent sous les feuilles mortes, dont de nombreux insectes et autres proies qu’apprécient les oiseaux. Utilisez un paillis de feuilles mortes dans les endroits les moins visibles de votre cour, et observez les oiseaux y chercher leur nourriture en les faisant revoler en tous sens.

La journée nationale des oiseaux migrateurs

C’est aujourd’hui la Journée mondiale des oiseaux migrateurs. Soutenez les oiseaux sauvages et célébrez avec nous en contribuant pour 25 $ à la collecte de fonds du 25e anniversaire du Nichoir.

Depuis 1993 la Journée mondiale des oiseaux migrateurs souligne la nécessité d’intensifier les efforts de conservation et de protection des oiseaux sauvages et de leurs habitats. Elle réunit des personnes et des organismes du monde entier dont la raison d’être est d’accroître la sensibilité du public et d’encourager des changements favorables à leur conservation. https://www.birdday.ca/accueil

Avec son programme de soins aux oiseaux et ses programmes éducatifs, pour lesquels la demande ne cesse d’augmenter, Le Nichoir travaille localement en première ligne de ce mouvement. Vous parler des 36 000 oiseaux blessés ou orphelins que nous avons soignés depuis l’ouverture de nos portes en 1996 serait vraiment très long, voici simplement deux exemples d’admission : celle d’un geai bleu dont l’aile était cassée et celle d’un plongeon huard qui avait avalé un hameçon. www.lenichoir.org

Tous vos dons, quel que soit leur montant, seront les bienvenus, et l’argent recueilli nous aidera à acheter des fournitures indispensables telles que de la nourriture pour oiseaux (vers de farine) et des médicaments, et à embaucher des jeunes cette année. Aidez-nous en cliquant sur le bouton « Faites un don » ci-dessous.

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Affiche pour tournois de golf du Nichoir

Les choix que nous faisons

La pandémie nous a appris une grande leçon : lorsqu’une situation nous dépasse, nous pouvons contribuer à améliorer les choses en nous concentrant sur les éléments sur lesquels nous exerçons un contrôle et sur les décisions que nous avons le pouvoir de prendre.

De simples choix quotidiens peuvent jouer un grand rôle. Savez-vous que les collisions avec les fenêtres sont l’une des principales causes anthropiques de mortalité des oiseaux ? En installant sur les vitres de votre maison des décalcomanies anticollision vous pouvez contribuer à réduire ces morts inutiles. Voilà un geste simple mais efficace, et à votre portée. La Plume Verte propose un grand choix de produits et de moyens permettant de réduire votre impact personnel sur les oiseaux sauvages.

 

Conférences virtuelles pour adultes et enfants

Vous pouvez aussi vous impliquer davantage et découvrir comment conserver les oiseaux sauvages en assistant à l’une de nos conférences virtuelles (ou à toutes !). Nos biologistes de la faune, passionnées par leur travail, sont toujours ravies de vous aider à améliorer vos connaissances.

Rendre votre cour attirante pour les oiseaux – Dans le confort de votre maison, découvrez ce que vous pouvez faire pour attirer les oiseaux dans votre cour ! Inscrivez-vous à la conférence en français du 22 avril 2021, ou à la conférence en anglais du 29 avril 2021. Les deux commenceront à 19 h.

Nous proposons aussi des programmes éducatifs virtuels pour les enfants d’âge scolaire :

« Les adaptations des oiseaux » leur fera découvrir que la diversité des becs, des pattes et des ailes des oiseaux tient à leur alimentation et à leur habitat.

« Enquêtes aviaires » les incitera à se servir de leur imagination et à jouer au détective aviaire ! Ils devront répondre à diverses questions afin de résoudre des cas réels choisis parmi les patients du Nichoir.

Si vous voulez en savoir plus écrivez à : education@lenichoir.org

Nous vous souhaitons un heureux printemps en bonne santé !

 

Les « Quatre fabuleuses » du Nichoir

Janette Fauque, Denise Paquette, Lise Sylvestre et Lynn Miller

Janette Fauque, Denise Paquette, Lise Sylvestre et Lynn Miller

Celles que nous appelons les « Quatre fabuleuses » du Nichoir sont Lynn Miller, Denise Paquette, Lise Sylvestre et Janette Fauque. Ces quatre conservatrices bénévoles passionnées d’oiseaux commencèrent à soigner des oiseaux blessés dans les années 80, pour finalement fonder Le Nichoir il y a 25 ans. À l’époque des tout débuts, Lynn était étudiante et les trois autres travaillaient à plein temps. Malgré leurs occupations, elles contribuaient de toutes les manières possibles au sauvetage des oiseaux. Lynn était la chef incontestée, Denise et Lise s’occupaient surtout des soins, tandis que Janette surveillait de près les finances et sonnait vigoureusement l’alarme dès que les fonds s’épuisaient.

En l’espace de quelques années la passion des « Quatre fabuleuses » pour les oiseaux ne fit que croître, au point qu’au plus fort d’une saison 400 oiseaux furent accueillis dans la maison de Lynn où le moindre espace disponible fut utilisé. Ce ne fut qu’après avoir reporté une opération de l’appendicite, afin de reloger d’abord 40 oiseaux « en résidence », que Lynn décida qu’elles allaient s’installer dans la grange de Marnie Clarke, à l’entrée de la Réserve naturelle Clarke Sydenham. À partir de là, les activités ne cessèrent de se développer.

Mais revenons en 2021. Ayant obtenu un doctorat en toxicologie environnementale, Lynn est devenue la Dre Lynn Miller. Elle est retournée dans sa Nouvelle-Zélande natale où elle est directrice générale de l’organisme New Zealand Bird Rescue. Entre le début de sa carrière et aujourd’hui, la réhabilitation de la faune est devenue une profession reconnue et une composante essentielle de la gestion environnementale. Dans ce domaine, Lynn est une chef de file très respectée.

Janette, tout en ne participant plus aux activités quotidiennes, n’en reste pas moins un soutien fidèle qui aide l’équipe du Nichoir de toutes sortes de façons. Lise a obtenu de nouvelles fonctions en Estrie, où elle a déménagé. Et Denise, convaincue comme les trois autres que Le Nichoir était entre les mains expérimentées d’une nouvelle équipe formidable, s’est adonnée à sa passion pour la peinture.

Nous avons récemment parlé à Lynn qui, portant un regard rétrospectif sur le changement d’équipe, nous a dit : « Nous savions toutes que l’organisme avait besoin de sang neuf et d’idées nouvelles ; nous fûmes très heureuses de pouvoir passer à d’autres choses tout en continuant à saluer les incroyables réussites du Nichoir depuis sa création. Nous y sommes encore en esprit, et nous l’applaudissons avec amour et fierté. »