C’est la fin de saison des oisillons et, comme les goélands, plusieurs de nos jeunes patients se préparent à nous quitter. Réussir la remise en liberté d’un oiseau demande au Nichoir un énorme travail de préparation. Cela nous apporte aussi une immense joie, de même qu’aux oiseaux.
Une remise en liberté réussie implique la prise en compte de nombreux facteurs et une connaissance de l’histoire naturelle des oiseaux. Ces facteurs sont : l’espèce, le moment de l’année, la température, les besoins alimentaires et l’habitat. Pour les oiseaux adultes, nous nous efforçons de les relâcher là où ils ont été trouvés. L’objectif est de les relâcher parmi des populations de leur espèce afin de ne pas introduire une nouvelle espèce dans une région et de réduire les risques de propagation des maladies. La remise en liberté parmi leurs semblables offre à nos anciens patients la possibilité d’imiter les autres oiseaux sauvages dans leur habitat naturel, de bénéficier de ressources alimentaires et, éventuellement, de s’accoupler.
Dans certains cas il faut en faire beaucoup pour relâcher nos patients ailés dans un habitat approprié. Il arrive que nous soyons amenés à utiliser un canot pour localiser des oies sauvages ayant des oisons, afin que les parents adoptent les orphelins, ou à grimper à une échelle pour réunir un jeune à ses parents, ou à monter sur le toit d’une école afin d’accéder aux nichoirs des martinets ramoneurs. Certains de nos patients ailés relâchés sont « bagués », cela permet de savoir si la remise en liberté a réussi et nous renseigne sur les obstacles affrontés dans la nature.
